Pourquoi on a quitté l’Italie

Fin septembre, nous avons pris la direction de l’Italie. Si vous avez raté l’article sur le sujet, il est ici:


Durée

Nous savions que ce voyage serait limité en temps!

Limité parce que:

  • on a des impératifs liés au camping-car, début novembre, dans les Vosges,
  • on a des impératifs liés à l’instruction en famille, sans doute début décembre, dans le Tarn-et-Garonne.

Projet initial

Aller en Italie… j’y pensais pas depuis très longtemps. J’hésitais entre « l’Auvergne et ses volcans » et « l’Italie ». Mais le Pass Sanitaire m’a décidé: l’Italie! (les volcans on pourra toujours faire.. même à la fin de notre pass « rétablissement »)

J’imaginais:

  • soit on ne fait que l’Italie et remonte (en 2 jours) vers les Vosges en novembre,
  • soit on fait le Nord de l’Italie puis, l’Autriche et enfin l’Allemagne pour arriver en novembre dans les Vosges..

Bref, rien de bien clair! rien de bien figé!


Petite explication spéciale Conduite

Pour ceux qui ne me connaissent pas

J’adore conduire!!

Je déteste devoir me garer, surtout dans les campings :s . Et je ne parle même pas des créneaux! Je les évite comme la peste, même en voiture!

Conduire, c’est mon moment à moi. Pas négligeable quand t’as 4 enfants 24h/24. C’est mon moment de Liberté. C’est aussi mon psy.

Ca n’a pas toujours été ainsi! Mes premières années de permis, je n’ai pas conduit! J’ai réellement commencé à conduire quand j’avais 2 enfants. Et conduire est devenu libérateur fin 2013, suite à une agression physique à mon domicile (non. soyons clair, ce n’est pas mon mari qui m’a agressé).


Conduire en Italie

La conduite a été un supplice!

Dès le 1er jour:

  • embouteillages. Mais ça c’est juste parce qu’on est arrivé à l’heure de sortie de bureaux
  • travaux. Rouler à 60km/h sur autoroute c’est inhabituel pour un français.. (et ça semble courant en Italie) Et évidemment, les italiens ne respectent pas! Ils te collent au cul pour que t’accélères mais toi, tu vois 1001 panneaux de radar donc tu te méfies. Et évidemment, ils te dépassent souvent (même les poids lourds!), pour se rabattre et piler devant toi car il y a un radar!
  • radars à gogo. J’ai pas tout compris dans les radars, car il y a plusieurs sortes de panneaux . mais de toute évidence, il y a BEAUCOUP de radars sur les routes!! (et beaucoup de caméras, partout!!)
  • tunnels. Ah c’est sympa de rouler dans les tunnels 🙂 . Mais quand ils s’enchainent, dans des zones de travaux, dans une circulation chaotique… c’est juste affreux!

Mais je me suis dit.. C’est le 1er jour! C’est proche de la frontière! C’est l’heure de pointe! Restons positifs!

Allez.. On oublie tout. Mais on va quand même quitter le littoral.

Direction Turin. Je trouve un super camping hors de la ville (les gérants sont très sympas! le camping est nickel!), histoire de pas avoir à conduire en ville.

Pour y arriver, on a eu 2-3heures de route. J’y ai appris que:

  • c’est normal de conduire sur la voie du milieu! (même quand il y a personne sur la voie de droite!!)
  • les radars c’est vraiment partout!
  • pour faire une pause, tu peux t’arrêter sur des espèces de refuges au bord de l’autoroute.. N’empêche que pour s’insérer ça doit être la galère après!
  • s’insérer sur une autoroute peut être compliqué. La voie est courte. Ca semble normal de s’arrêter pour accélérer entre 2 voitures (pour rappel, en France, on accélère et on s’insère.. généralement les voitures déjà sur l’autoroute facilitent ton arrivée)
  • de même, les voies de décélération (c’est comme ça que ça s’appelle?!) sont dingues. Vous passez de 120-130 à 40km/h!! (alors vous imaginez bien que pas mal de gens commencent à ralentir sur l’autoroute … génial pour ceux de derrière !)
  • sur les rocades.. ça klaxonne dans tous les sens! et souvent sans raison

La conduite n’est vraiment pas agréable! Et maintenant je sais que ce n’est pas qu’une question de fatigue ou d’heure.

A Turin, nous avons pris la navette du camping. On l’a pris 4 fois. La 1ère fois, j’étais assise derrière et j’ai eu quelques frayeurs (accélération dans des virages sans visibilité, et tant qu’à faire en roulant plutôt au milieu). Les fois suivantes, je me suis assise derriere, même quand il y avait des places libres devant! Je ne voulais pas voir la route!

Quitter Turin a éré difficile! J’ai commencé à cogiter la veille. Oui je stressais un peu à l’idée de devoir rouler. Finalement ça a été. Enfin, c’était fatiguant! Mais ça se faisait.

Pendant quelques jours , j’ai roulé.. j’étais pas en paix. J’étais même très tendue mais j’ai pris sur moi.

Le pire a commencé à San Gimignano. Pour y arriver, on a traversé des routes de campagne.C’était un peu le bazar. Et l’état de la route :s : les côtés de la chaussée s’affaissent.. sur des dizaines de kilomètres !! Contrainte de rouler au milieu de la chaussée sur les lignes droites ou à rouler bien moins vite ailleurs (déjà que je roule pas spécialement vite…).

Garé sur l’aire de camping-car à San Gimignano, on prend le mini bus pour aller visiter la ville. Et là, c’est le flip total. Le chauffeur accélérait aux dos d’âne. les gens faisaient des bonds. Ils roulaient très vite dans les virages sans visibilité quitte à piler si il y avait un promeneur (oui, c’est arrivé!!) Sa conduite m’a un peu retourné.. pourtant je ne suis pas spécialement sujette au mal des transports.

Le lendemain, à Sienne, on a pris le bus de la ville. A deux reprises, les gens ont fait un sacré bond. J’ai même rattrapé de peu un monsieur qui allait tomber. Et, un peu avant le terminus, on a frolé un très gros accident (enfin, j’ai plus vu l’autre voiture.. je ne sais où elle est passée). Le bus est passé de justesse entre une voiture qui roulait vite dans la descente et une voiture garée devant nous dans le sens montée (route étroite). J’ai eu vraiment très peur!!

Le soir, gros dilemme devant notre carte d’Italie: descendre vers Pompei ou remonter vers Florence? On voulait vraiment Pompéi, mais les 4h30 de route (grand minimum… sans compter toute la route pour le retour) m’ont fait très peur. J’ai commencé à angoisser. En réalité, même la route vers Florence (une heure environ) m’inquiétait! On s’est couché sans savoir où on irait le lendemain. J’ai assez mal dormi (la route.. et les cauchemars de l’inspection à venir..). Au réveil, je me suis dit que c’était plus sage de remonter tranquillou donc direction Florence.

A Florence, on a pris la navette du camping. Et là encore, c’était un peu le manège à sensations! On y est resté 2 nuits. L’dée de reprendre la route me rendait malade! C’était usant! (alors que rouler a toujours été déstressant, même à l’étranger!). Et à cela s’est ajoutée une peur: que cette sensation soit juste liée à la conduite (et pas seulement la conduite en Italie).Après tout, on n’a pas beaucoup roulé depuis 1 an.. peut-être que je n’aime plus du tout ça.


J’ai pris la décision de revenir en France.

De toute évidence, j’aime toujours conduire! Y’a pas photo! 🙂

J’ai aimé l’Italie!

Et j’espère y retourner! Mais je crois qu’il y a de fortes chances qu’on y aille sans véhicule (à réfléchir).

J’ai détesté conduire en Italie

On parle toujours de la conduite des parisiens… Eh les gars, allez en Italie, c’est pire!

D’ailleurs, j’ai rigolé en écoutant la chanson de Ilona Mitrecey, C’est les vacances:

 » C’est les vacances, c’est les vacances en Italie
C’est les vacances, pizzas, klaxons et spaghetti »

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